Choisir un conjoint étranger peut être une façon de se libérer de sa propre famille. Il arrive que l'étreinte familiale
soit tellement chargée de désir incestueux que certains se sentent inhibés pour prendre un partenaire. L'interdit - le noeud oedipien - est tel que l'union avec quelqu'un du clan provoque un affrontement avec l'image maternelle ou paternelle. Beaucoup n'osent pas franchir le pas: alors ils n'ont aucune activité sexuelle ou seulement des activités dites perverses. Le couple classique ne constitue pas.Le choix d'un partenaire étranger, éloigné de sa propre culture, est alors un moyen de contourner l'obstacle incestueux, de dépasser l'interdit familial et de grandir. Toutefois, la passion n'est pas seulement une connivence symbolique. Les deux amants la créent.
A fortiori pour un couple mixte: les enjeux conjugaux sont exacerbés par la pression sociale. Dans cette situation l'étranger qui manque d'appui, d'un clan où se replier, se sent vite défavorisé. Même s'il a des amis, ceux-ci ne font pas le poids par rapport aux traditions qu'ils a laissés. Aun moindre problème, l'étranger subit la pression du clan autochtone et devient le bouc émissaire. Flottant, il est en proie à la dépression, au sentiment
du rejet, de nullité qui l'expose à un repli sur soi, à la nostalgie, parfois même à des tendances suicidaires. Dans ce contexte, le maintien de la cohésion du couple mixte est de la responsabilité de l'autochtone. Mais ce dernier est lui même confronté à ses propres tendances négatives vis-à-vis de son partenaire. Le couple
doit donc avoir une capacité d'autoanalyse permente, suffisante pour affronter ses tensions internes et les attaques du clan: se connaître, connaître l'autre, comprendre d'où vient l'agressivité ou au contraire l'idéalisation forcenée. Nier ces tensions engendre l'échec ou crée des malentendus.
La réussite du couple est rare et énigmatique. Elle dépend du dégré d'indépendance ou d'autotonomie, de la capacité à gérer les intérêts libidinaux, professionnels, sociaux de l'un et de l'autre. La différence attire, mais c'est la ressemble qui retient.
soit tellement chargée de désir incestueux que certains se sentent inhibés pour prendre un partenaire. L'interdit - le noeud oedipien - est tel que l'union avec quelqu'un du clan provoque un affrontement avec l'image maternelle ou paternelle. Beaucoup n'osent pas franchir le pas: alors ils n'ont aucune activité sexuelle ou seulement des activités dites perverses. Le couple classique ne constitue pas.Le choix d'un partenaire étranger, éloigné de sa propre culture, est alors un moyen de contourner l'obstacle incestueux, de dépasser l'interdit familial et de grandir. Toutefois, la passion n'est pas seulement une connivence symbolique. Les deux amants la créent.
A fortiori pour un couple mixte: les enjeux conjugaux sont exacerbés par la pression sociale. Dans cette situation l'étranger qui manque d'appui, d'un clan où se replier, se sent vite défavorisé. Même s'il a des amis, ceux-ci ne font pas le poids par rapport aux traditions qu'ils a laissés. Aun moindre problème, l'étranger subit la pression du clan autochtone et devient le bouc émissaire. Flottant, il est en proie à la dépression, au sentiment
du rejet, de nullité qui l'expose à un repli sur soi, à la nostalgie, parfois même à des tendances suicidaires. Dans ce contexte, le maintien de la cohésion du couple mixte est de la responsabilité de l'autochtone. Mais ce dernier est lui même confronté à ses propres tendances négatives vis-à-vis de son partenaire. Le couple
doit donc avoir une capacité d'autoanalyse permente, suffisante pour affronter ses tensions internes et les attaques du clan: se connaître, connaître l'autre, comprendre d'où vient l'agressivité ou au contraire l'idéalisation forcenée. Nier ces tensions engendre l'échec ou crée des malentendus.
La réussite du couple est rare et énigmatique. Elle dépend du dégré d'indépendance ou d'autotonomie, de la capacité à gérer les intérêts libidinaux, professionnels, sociaux de l'un et de l'autre. La différence attire, mais c'est la ressemble qui retient.